5 conseils pour atteindre 900/1000 au certificat voltaire

Vous souhaitez améliorer votre orthographe et passer le Certificat Voltaire ? Voilà un objectif louable, et ce d’autant plus si vous êtes rédacteur ou, comme moi, copywriter ! Après avoir obtenu l’honorable score de 968/1000, je vous propose de suivre 5 conseils tirés de mon expérience  pour obtenir le maximum de points !

conseils certificat voltaire

Conseil n° 1 : sachez en quoi consiste la certification VOLTAIRE

Pour passer le certificat Voltaire, rien de plus simple ! Il  y a forcément un centre de formation près de chez vous. Il suffit donc de vous inscrire en ligne en réglant une somme d’environ 60 €. Pour espérer obtenir un bon score, mieux vaut  cependant savoir où vous mettez les pieds (ne riez pas en lisant ce conseil, le surveillant lors de l’examen m’a raconté qu’il était fréquent que des candidats aient l’air de « débarquer » le jour J) !

Avant de vous lancer, voici les informations basiques à avoir à l’esprit :

Les niveaux de certification

Le certificat Voltaire comporte 4 niveaux de certification, sur 1000 :

  • 300 points : orthographe technique (aptitude à rédiger des textes simples).
  •  500 points : orthographe professionnelle (aptitude à rédiger des textes élaborés).
  • 700 points : orthographe affaires (aptitude à rédiger des textes ayant une portée stratégique ou légale, à relire et corriger des textes).
  • 900 points : orthographe expert (recommandé pour les métiers de lettres : rédacteurs, relecteurs-correcteurs etc.).

L’examen est le même quel que soit le niveau visé. C’est le nombre de points obtenus, calculé en fonction des bonnes réponses, qui déterminera votre score, et donc votre niveau.

L’étendue des règles évaluées lors de la certification :

Le certificat Voltaire couvre  :

  • L’écriture correcte et la compréhension des mots courants
  • La grammaire et la conjugaison
  • L’accord des mots entre eux, avec le passage en revue des particularité (pour les chiffres, les couleurs…)
  • La capacité à exprimer sa pensée avec le mot juste, sans se mélanger les pinceaux (« recouvrer » et « recouvrir » par exemple)
  • La capacité à détecter les pléonasmes (« il suffit juste ») et les tournures de phrase ou expressions qui ne sont pas correctes. A titre d’exemple, il s’agit de traquer les « C’est là où je vais » (à la place de « c’est là que je vais »). Idem pour le mauvais emploi de mots (parmi les principales victimes, citons « alternative », « initier » ou encore « débuter »).
  • L’écriture correcte de mots ou d’expressions donnant souvent lieu à des fautes . Par exemple, « autant pour moi », alors qu’il faut écrire « au temps pour moi » (si, si, je vous assure).

Au total , c’est un programme de 140 règles !
Autant vous dire que si vous débarquez à l’examen sans savoir de quoi il s’agit, vous risquez fort de ne pas obtenir le score de vos rêves !

Conseil n° 2 : préparez le certificat Voltaire comme un marathon

Le certificat Voltaire implique de réviser un grand nombre de règles. La difficulté est variable, sachant que les points au-delà de 700 s’obtiennent sur des règles plutôt « vachardes » :

  • Des mots qu’on rencontre peu (aréopage, éponyme, saynette, satyre…), ou des expressions souvent mal connues (« tant s’en faut », qui est la bonne expression pour « loin s’en faut »)
  • Les mots qui se prononcent de la même façon mais dont l’orthographe diffère selon le sens (satyre/satire , martyr/martyre, volatiles/volatils, balade/ballade, prémice/prémisse, expresse/exprès/express)
  • Les règles d’accord pour les verbes pronominaux (« ils se sont vus » avec un S, mais « ils se sont téléphoné », sans S) etc…

Pour maîtriser le plus grand nombre de règles possibles, il est impératif non seulement de travailler, mais aussi de bien gérer son temps de révision. Comme dans un marathon, il faut tenir la distance ! Prévoyez :
– une période de révision assez longue
– ET un travail régulier, par petites séquences, pour bien mémoriser

Pour ma part, j’ai travaillé 15 minutes par jour (du lundi au vendredi) sur une période de 4 mois.
Le travail à fournir peut sembler important, surtout lorsqu’on travaille. Mais cela se fait plutôt facilement si on met en place un rituel (le matin de bonne heure avec un bon café par exemple). C’est aussi plutôt motivant lorsqu’on fait de la rédaction de contenu à titre professionnel. Pour ma part, je trouve que certes le fond passe avant tout, mais qu’il est impératif pour un rédacteur web ou un copywriter de fournir des textes impeccables sur la forme.

Conseil n° 3 : trouvez votre propre méthode pour apprendre et réviser

Il est possible de passer le certificat Voltaire sans préparation particulière. Je vous conseille tout de même de réviser avec l’ouvrage de référence en la matière : « Optimiser son score au certificat Voltaire » de Marie-France Claerebout. Il est clair, couvre toutes les règles à savoir et comporte des tests.
Vous pouvez aussi opter pour la formation en ligne dispensée par le projet Voltaire. C’est ce que j’ai fait, en suivant les modules « supérieur » ( pour viser 700 points) et « excellence » (pour viser 900 points). La formation est payante (528 € TTC pour la formule que j’ai choisie, correspondant à 23 h) mais je la recommande pour plusieurs raisons :

  • Le travail sur la plateforme d’entraînement est plutôt amusant. Il faut franchir des niveaux, et à chaque fois traquer les fautes. En travaillant 15 minutes par jour, on ne voit pas le temps passer.
  • La plateforme a été conçue pour favoriser « l’ancrage mémoriel » On sent vraiment, au fil du temps, que ce qu’on apprend reste en mémoire.
  • La plateforme propose bien sûr la correction des phrases dans lesquelles il faut identifier des fautes. Elle propose aussi des vidéos explicatives et des astuces pour retenir la règle
  • Il est possible de s’entraîner autant qu’on le souhaite avec un accès à la plateforme pendant un an.
  • Il existe des possibilités de financement (CPF, prise en charge par Pôle emploi selon les cas). Renseignez-vous !

Quoi qu’il en soit, une chose est certaine : à vous de trouver LA méthode qui vous convient ! Il en va de même pour les moyens mnémotechniques. La formation en propose un certain nombre, mais le mieux restera toujours de faire appel à vos propres associations d’idées, à vos propres astuces. C’est en travaillant sans rechigner, avec une façon de faire qui vous plaît, que vous obtiendrez les meilleurs résultats.

Conseil n°4 :  pensez efficacité !

Le certificat Voltaire est un examen comme un autre. Alors préparez le en recourant aux techniques que vous mobilisiez plus jeune, au lycée ou à la fac ! Si vous pensez aux « impasses », oubliez tout de suite : chaque sujet d’examen est unique, et vous pouvez tomber sur tous les types de règles !
La seule solution : être efficace dans vos révisions ! Voici deux astuces qui m’ont bien servi pour avoir un bon rapport résultats/temps passé :

  • Faites des aux tests régulièrement, pour lister les règles qui vous posent le plus de problèmes. Cela vous permettra de ne pas perdre de temps sur ce qui est acquis et d’aller à l’essentiel.
  • Utilisez les temps d’attente pour réviser. Vous avez un rendez-vous et savez qu’il a falloir patienter ? Vous prenez le métro ? Profitez-en pour réviser ! C’est ce que j’ai fait en promenant partout mon livre, ou en m’entraînant depuis mon smartphone. Cela m’a permis de m’améliorer sans avoir le sentiment de prendre du temps sur autre chose, et au final, d’avoir des points en plus !

Conseil n°5 : préparez-vous aux conditions d’examen

Il faut savoir que le jour J, vous devrez rendre vos réponses sous forme d’une grille. Concrètement, on vous remettra un sujet comportant 195 phrases mais aussi une grille à part.
Sur le sujet, chacune des phrases comporte 3 mots ou groupes de mots soulignés, désignés par les lettres A, B, C.Il faut identifier où se situe(nt) la ou les faute( s) en reportant ses réponses dans la grille. Par exemple, pour la 3ème phrase, il faut se reporter à la 3ème rangée dans la grille, et griser la case qui correspond à la réponse qu’on veut donner (A, B,C, ou D s’il n’y a pas de faute).

La grille sera le seul document rendu à la fin.Il ne faut donc pas se tromper dans la restitution de ses connaissances !Cela peut paraître idiot, mais ce n’est pas si facile : les cases sont petites, et reporter les réponses est assez fatigant visuellement. Je ne m’étais pas entraînée avec une grille et me suis aperçue à la fin que j’avais fait des sauts de ligne.J’ai modifié en essayant de me concentrer mais pense avoir perdu des points (je ne le saurai jamais).
Ne commettez donc pas la même erreur que moi : faites au moins une fois le test avec une grille, pour vous familiariser avec les conditions d’examen !
Voilà, vous avez toutes les clés en main pour réussir. Il ne me reste qu’à vous souhaiter bonne chance !

Photo : unsplash/Art Lasovsky