Copywriting

Titre accrocheur : 6 leviers et 10 formules avec exemples

Marion Lemoine24 octobre 20263 min
Titres de presse en kiosque

Un titre accrocheur promet un bénéfice précis au lecteur, en peu de mots, et donne une raison de cliquer maintenant plutôt que plus tard. Les formules qui fonctionnent le mieux reposent sur quelques leviers simples : un chiffre, une question que se pose le lecteur, une méthode, une erreur à éviter ou un résultat concret. La règle d’or : le titre doit tenir sa promesse, sinon il gagne un clic et perd un lecteur.

Les 6 leviers d’un titre qui donne envie

  1. Le bénéfice : ce que le lecteur va obtenir. « Rédiger une fiche produit qui vend » plutôt que « La fiche produit ».
  2. La précision : un chiffre, une durée, un résultat. « En 5 étapes », « en 10 minutes ».
  3. La cible : nommer le lecteur visé le fait se sentir concerné. « Pour les indépendants », « quand on débute ».
  4. La curiosité : une information inattendue, une contradiction. À doser : sans information concrète, la curiosité devient du piège à clics.
  5. Le problème : partir de la difficulté du lecteur. « Votre newsletter n’est pas ouverte ? »
  6. L’urgence ou l’actualité : une échéance, une nouveauté, une règle qui change.

10 formules éprouvées, avec exemples

Formule Exemple
Comment + résultat Comment écrire une newsletter que vos clients ouvrent
Chiffre + objet + bénéfice 7 modèles de brief client pour cadrer vos projets
Erreurs à éviter 5 erreurs qui font fuir les lecteurs de votre blog
Question directe Faut-il une majuscule aux mois ?
Guide + promesse Note de synthèse : la méthode en 4 étapes
Avant / après De 2 % à 9 % d’ouverture : ce que nous avons changé
Pour + cible Le copywriting pour les entrepreneurs qui n’aiment pas vendre
Ce que + verbe Ce que les meilleurs slogans ont en commun
Sans + objection Écrire un livre sans y passer ses week-ends
Définition + précision Brand book : contenu, exemples et méthode

Adapter le titre au support

Pour un article de blog

Le titre visible (H1) peut être développé ; le title affiché dans Google doit rester autour de 50 à 60 caractères, avec le sujet au début. Nous détaillons ces longueurs dans notre article sur la longueur du title et des balises H1 et H2.

Pour un e-mail

L’objet doit être encore plus court, une quarantaine de caractères, et fonctionner avec le pré-en-tête. La personnalisation et les questions y marchent bien.

Pour les réseaux sociaux

Sur LinkedIn, la première ligne du post fait office de titre : elle doit donner envie de cliquer sur « voir plus ». Une affirmation tranchée ou un chiffre surprenant fonctionnent souvent mieux qu’une question.

La méthode pour trouver le bon titre

  1. Écrivez le contenu d’abord, le titre ensuite : vous saurez précisément ce que vous promettez.
  2. Rédigez au moins dix versions en changeant de levier à chaque fois.
  3. Éliminez les titres vagues, ceux qui exagèrent et ceux qui dépassent la longueur du support.
  4. Testez à voix haute : un bon titre se lit d’une traite, sans reprendre son souffle.
  5. Si vous pouvez, testez en conditions réelles : deux objets d’e-mail sur deux échantillons, deux titres en publicité.

Les pièges à éviter

  • Le piège à clics : « Vous n’allez pas croire ce qui suit ». Il déçoit, et les lecteurs déçus ne reviennent pas.
  • Le titre fourre-tout : « Tout savoir sur… », qui ne promet rien de précis.
  • Les mots forts en série : « incroyable », « ultime », « secret ». Utilisés partout, ils ne produisent plus d’effet, comme nous l’expliquons à propos des power words.
  • Le titre trop astucieux : un jeu de mots qui oblige à réfléchir fait perdre le lecteur pressé.
Plume de Saumon
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