Volume de recherche d’un mot-clé : outils et bonne lecture

Pour connaître le volume de recherche d’un mot-clé, c’est-à-dire le nombre moyen de recherches mensuelles dans Google, on utilise soit le Keyword Planner de Google Ads, gratuit mais qui donne des fourchettes larges sans campagne active, soit un outil SEO comme Semrush, Ahrefs ou SE Ranking, qui fournit une estimation plus précise. Ces chiffres sont toujours des estimations : servez-vous-en pour comparer des mots-clés entre eux, pas comme une promesse de trafic.
Les outils pour connaître le volume
| Outil | Prix | Ce qu’il apporte |
|---|---|---|
| Google Keyword Planner | Gratuit (compte Google Ads requis) | Données issues de Google, mais en fourchettes larges si vous ne dépensez rien en publicité |
| Google Trends | Gratuit | Pas de volume, mais l’évolution relative de l’intérêt dans le temps et selon les régions |
| Semrush, Ahrefs, SE Ranking | Payants, avec essais ou versions limitées | Volume estimé, difficulté, variantes, mots-clés des concurrents |
| Ubersuggest, extensions de navigateur | Gratuits avec limites | Estimations rapides, utiles pour un premier tri |
| Google Search Console | Gratuit | Les impressions réelles de votre site sur les requêtes où il apparaît déjà |
Lire un volume de recherche correctement
C’est une moyenne mensuelle
Le volume affiché correspond en général à la moyenne des douze derniers mois. Un mot-clé saisonnier peut afficher 1 000 recherches par mois en moyenne, avec 4 000 en décembre et presque rien en juillet. Regardez la courbe de tendance avant de conclure.
C’est une estimation
Les outils tiers estiment les volumes à partir de différentes sources de données. Deux outils peuvent donner des chiffres très différents pour le même mot-clé. Comparez des mots-clés au sein d’un même outil, plutôt que de mélanger les sources.
Le volume ne dit pas le trafic
Même en première position, une page ne capte qu’une partie des recherches : une partie des internautes clique sur les annonces, les vidéos, les cartes, ou trouve sa réponse directement dans la page de résultats sans cliquer. Le trafic réel dépend aussi de la position obtenue.
Les variantes s’additionnent
Une page qui répond bien à une intention se positionne sur des dizaines de formulations proches. Un mot-clé principal à 300 recherches peut, avec ses variantes, représenter bien plus. C’est pourquoi on raisonne par groupe de mots-clés plutôt que mot par mot.
Choisir ses mots-clés : volume, difficulté, intention
Le volume n’est qu’un critère parmi trois :
- Le volume : y a-t-il une demande suffisante ?
- La difficulté : quelle chance avez-vous de vous positionner face aux sites déjà présents ?
- L’intention : la personne qui tape cette requête est-elle un lecteur que vous voulez attirer ?
Pour un site récent, un mot-clé à 200 recherches mensuelles et faible difficulté rapporte souvent plus vite qu’un mot-clé à 20 000 recherches dominé par de gros acteurs. Et un mot-clé de niche qui attire exactement vos clients vaut mieux qu’une requête populaire hors sujet.
Les mots-clés à faible volume ne sont pas à négliger
Beaucoup d’outils affichent « 0 » ou « moins de 10 » pour des requêtes très précises. Elles sont pourtant réelles, et souvent très qualifiées : quelqu’un qui tape « modèle de brief pour un site e-commerce de cosmétiques » sait exactement ce qu’il cherche. Les questions repérées dans les suggestions de Google et dans la rubrique « Autres questions posées » sont une bonne source de ces requêtes de longue traîne.
La méthode en pratique
- Listez les sujets de votre activité et les questions de vos clients.
- Relevez les volumes et la difficulté dans un même outil.
- Regroupez les mots-clés par intention.
- Classez les groupes par potentiel : volume cumulé, difficulté, valeur pour votre activité.
- Planifiez vos contenus en commençant par les meilleurs compromis.