comment bien déléguer votre rédaction de contenu?

Les contenus que vous rédigez sensibilisent vos prospects, les forment, leur donnent envie d’acheter vos services et de vous rester fidèles. Autrement dit, ils ont un impact, à plus ou moins court terme, sur votre business. Alors forcément, quand le temps ou les compétences en interne viennent à manquer, c’est panique à bord ! Heureusement, il reste une solution : déléguer. Voici les étapes-clés pour bien négocier ce virage dans la production de votre contenu.

déléguer sa rédaction de contenu

1- Faire le point sur vos besoins en rédaction de contenu

Lorsqu’on ne sait pas ce qu’on cherche, on ne risque pas de trouver. La première étape avant de déléguer consiste donc à savoir précisément ce que vous souhaitez déléguer.
« Mes articles de blog », « Ma newsletter »…me direz-vous.
Oui, d’accord. Mais cela ne suffit pas. Votre besoin ne se limite pas à l’énoncé d’un format ou d’une fréquence de publication.

Quel savoir-faire et quel savoir-être attendez-vous au-delà de la capacité à rédiger en bon français ? Quels sont les objectifs auxquels sont censés répondre les contenus à produire ?La question est essentielle, puisque la réponse va grandement influencer le profil du rédacteur free-lance que vous allez rechercher.

En effet, il n’existe pas un seul profil de rédacteurs web (ce serait trop simple).

Les différents profils de rédacteurs en free-lance

Dans la grande famille des rédacteurs, on trouve :

  • Des « rédacteurs web SEO », dont le travail vise essentiellement à contribuer à l’amélioration de votre référencement naturel.
  • Des copywriters, qui savent séduire par les mots ( c’est ce qu’on appelle le copywriting). Ils rédigent des textes s’inscrivant dans une stratégie de marketing de contenu
  • Des rédacteurs techniques, capables de concevoir des notices ou modes d’emploi

Tous ces métiers sont différents, sachant que de nombreux rédacteurs ne sont pas cantonnés à une de ces cases (je fais par exemple du copywriting tout en prenant en compte les contraintes du SEO).
S’ajoute à cela que chaque professionnel a bien évidemment sa particularité, à savoir des sujets de prédilection, des formats avec lesquels il est plus à l’aise, sa vision du travail d’écriture ou encore son parcours et ses expériences passées.


Listez clairement vos attentes !

Vous savez à peu près vers quel profil vous tourner ? Le travail ne s’arrête pas là. Comme pour un recrutement, vous allez devoir réfléchir à ce qu’implique la mission de rédaction de contenu que vous souhaitez déléguer.
Pour créer votre contenu, le free-lance auquel vous allez faire appel va-t-il devoir vulgariser des concepts ?Divertir ?Persuader ?
Sa mission va-t-elle impliquer de faire des recherches approfondies ? La plume que vous recherchez est-elle plutôt incisive ? Décalée ? Poétique ?
C’est en ayant les idées claires sur tous ces points que vous allez ensuite pouvoir partir en quête du rédacteur de vos rêves !

2- Trouver le rédacteur de contenu qu’il vous faut

 

Des rédacteurs de contenu, ce n’est pas ce qui manque. Vous en trouverez sur les plateformes (Malt, Textbroker…), sur les réseaux sociaux (Linkedin notamment), ou simplement en faisant une recherche sur Google ou en publiant une annonce.
Bonne nouvelle, vous croyez ? Pas tant que ça, parce que pour dire les choses clairement, vous trouverez un peu tout…et n’importe quoi. Pour cette raison, soyez prudent et vérifiez que les profils que vous repérez correspondent à vos besoins.

Assurez-vous de la maîtrise des compétences de base

N’espérez pas obtenir du bon contenu si la personne à qui vous déléguer ne possède pas un socle de compétences solides, c’est-à-dire :

  • Des capacités rédactionnelles certaines : cela couvre la richesse du vocabulaire, la compréhension des nuances qu’offre la langue française, l’orthographe.
  • Une connaissance de l’environnement dans lequel s’inscrit le travail de rédaction : votre rédacteur doit comprendre les enjeux d’une stratégie de content marketing et ce qui est attendu de son travail dans ce cadre
  • Une compréhension de notions essentielles en marketing (le persona, le parcours client, le tunnel de conversion etc.)
  • Une maîtrise suffisante des règles en matière de SEO (référencement naturel), des stratégies marketing (Inbound marketing par exemple), des réseaux sociaux, outre des connaissances relatives à l’analyse de la data, ou encore à l’UX

Vérifiez l’existence de compétences particulières

Outre ce socle de compétences, il est probable que vous ayez besoin d’un savoir-faire particulier. C’est à vous de voir, mais par exemple, pour la rédaction d’un témoignage client, mieux vaut faire appel à un rédacteur qui sache aussi mener une interview !
Demandez-vous également quelles sont les soft skills et la posture qui vous seraient utiles. Si vous souhaitez être assisté dans la définition des sujets par exemple, assurez-vous que le rédacteur avec lequel vous envisagez de collaborer est apte à formuler des propositions et à vous challenger. En résumé, qu’il sait aussi adopter une posture de conseil.

Sans oublier l’essentiel : il faut que ça matche…

Certains ont tendance à l’oublier, mais l’écriture est une activité qui nécessite une grande implication, à la fois intellectuelle et émotionnelle.
Par ailleurs, le contenu que vous souhaitez obtenir n’est pas seulement un contenu à la hauteur de votre expertise. Vous voulez aussi qu’il vous ressemble, qu’il soit à votre image…en bref, qu’il soit tel que vous l’auriez-vous même conçu.

Pour cela, pas de secret : il faut que le courant passe. Entre vous et le rédacteur. Entre le rédacteur et vos sujets. Tout doit être fluide, simple, efficace, et chacun doit trouver plaisir à la collaboration. Vous devez donc aussi vérifier que la personne à qui vous envisagez de confier la rédaction de votre contenu nourrit un intérêt pour votre thématique et est motivée !

Comme vérifier tout ça ?

C’est assez simple.
Il y a d’abord les éléments tangibles.

Un rédacteur écrit. Donc il doit avoir des écrits à vous présenter.
Lisez ce qu’il a produit. Faites vous une idée. Du style, du niveau de maîtrise du sujet abordé, de l’orthographe. Demandez-vous si vous avez appris quelque chose, si vous avez passé un bon moment en lisant.
En résumé, si c’est ce qu’il vous faut, tout simplement.
Vous pouvez également compléter votre jugement en regardant le profil Linkedin de la personne à qui vous envisagez de confier votre contenu. Cela vous permettra d’avoir une vie sur son parcours et les certifications qu’il détient (comme le certificat Voltaire par exemple).

Enfin, et comme il y a cette question de savoir si « ça matche » ou non, fiez vous aussi un peu votre instinct : vous sentez-vous en confiance ? le rédacteur vous pose-t-il beaucoup de questions ? vous donne-t-il l’impression d’être curieux, intéressé ? En somme, avez-vous envie de travailler avec lui ?

3- définir les bases d’une bonne collaboration

Voilà, vous avez trouvé un rédacteur, chouette ! Pour autant, pas question de jeter le bébé avec l’eau du bain.
Désolée de vous le dire mais non, vous ne vous débarrasserez pas à 100% du dossier « création de contenu » en le délégant à un free-lance, aussi doué soit-il. Du moins pas si vous voulez proposer à vos prospects et clients un contenu qui vaut la peine d’être lu.
Pourquoi donc ? Parce que votre rédacteur n’est pas magicien ! Pour écrire bien, il faut savoir où on est, comprendre à qui on s’adresse, savoir ce qu’on veut dire et quel est l’objectif qu’on poursuit.

Autrement dit, vous devez consacrer un temps incompressible à votre rédacteur au démarrage, pour lui permettre de saisir vos enjeux marketing, votre contexte, vos objectifs. Et ensuite, trouver un moyen pour au fil de l’eau, transmettre deux choses : vos attentes et votre expertise.

Comment donner vos instructions ?

Cela peut prendre plusieurs formes. Brief écrit ou cadrage par téléphone, peu importe. L’essentiel est que votre rédacteur dispose des informations nécessaires pour mener à bien sa mission :

  • l’objectif poursuivi :  qu’attendez-vous précisément du texte commandé ? Qu’est ce qui est censé se passer côté lecteur une fois le contenu consommé (doit-il avoir envie d’en savoir plus sur vos produits ? doit-il avoir compris une notion en particulier ? doit-il consulter un autre article ?)
  • les messages-clés à faire passer en termes de marketing
  • les mots-clés pour le SEO.

Cela vous semble contraignant ? Peut-être. Mais imaginez que vous me demandiez d’aller faire vos courses. Il y a des grandes choses pour que je revienne avec des produits qui ne correspondent pas à ce que vous consommez habituellement…mais comment pourrais-je le savoir ? La règle est simple : plus vous êtes clair sur ce que vous voulez, et plus vous avez de chances d’obtenir un contenu qui vous convient.
Rassurez-vous cependant : avec le temps, vous définirez le mode de communication qui vous convient le mieux.  Pour être efficace, vous pouvez par exemple, si la demande de production de contenu est récurrente, organiser des réunions de travail (pour programmer la création de vos 3 ou 5 prochains articles de blog, les prochaines newsletters etc.).

Comment transmettre votre expertise et votre siNGUlarité ?

La singularité de votre expertise est sa force sur le marché : c’est elle qui va vous permettre de vous différencier. Cela passe par la mise en avant de votre expertise mais aussi d’une « patte » dans la production de vos contenus.

Pour transmettre votre « patte », commencez par fournir au professionnel que vous choisissez votre charte éditoriale, de façon à ce qu’il soit en capacité de la respecter. Sujets, ton, mots interdits…votre rédacteur doit avoir accès à toutes ces informations ! Vous n’avez pas de charte éditoriale claire ? Aïe…eh bien, profitez de l’occasion pour en établir une ! En principe, votre freelance pourra aussi vous aider dans cette tâche, de façon à partir sur de bons rails.

S’agissant de l’expertise, sachez que les informations trouvées sur le web sont souvent insuffisantes. Elles posent en effet un problème de fiabilité. Elles manquent de surcroît d’originalité : si elles sont déjà accessibles, elles vont avoir une valeur limitée pour vos lecteurs. Il va donc falloir trouver un moyen pour que votre rédacteur écrive comme s’il était à votre place, comme s’il avait vos connaissances, votre expérience, votre vision.

Mes astuces…

Pour ma part, je propose plusieurs options : me laisser accéder à la documentation spécialisée que possède l’entreprise ou me permettre de mener des interviews de personnes identifiées comme experts au sein de l’entreprise. Cela constitue un bon moyen de produire du contenu de qualité et inédit.
L’interview du client est également, côté rédacteur, une excellente façon de s’imprégner de l’univers de l’entreprise, de façon à être capable de le retranscrire à l’écrit.

La question du budget

Finissons par la question qui fâche : combien coûte le fait de déléguer la rédaction de son contenu ? Il y a autant de réponses que de rédacteurs free-lance sur le marché.  Deux observations tout de même.

Tout d’abord, la rédaction, c’est comme tout : n’espérez pas obtenir de la qualité en demandant à un rédacteur de travailler pour 3 francs 6 sous. Bien sûr, en cherchant, vous trouverez des personnes proposant de la rédaction de contenu à bas prix. Vous déchanterez cependant rapidement, en constatant que la plupart du temps, les textes fournis manquent cruellement de deux ou trois choses (d’originalité, de réflexion, de pertinence, de vocabulaire…quand ce n’est pas tout ça en même temps).

Ensuite, il est peut-être temps de concevoir le contenu autrement ? Les textes que vous diffusez engagent votre marque et disent beaucoup de vous. Le contenu est donc un investissement, tout simplement.

Vous vous apprêtez à sauter le pas et à déléguer la rédaction de votre contenu ? Après vous avoir donné les clés pour ne pas vous louper, pas question pour moi de vous affirmer que je suis la personne qu’il vous faut. Commencez peut-être par regarder dans le détail la façon dont je conçois l’écriture, mon pédigrée, et ensuite, voyons ensemble si ça peut matcher !

Photo : unsplash / Jenelle Hayes